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Dernière journée 100% ukrainienne

Hier j’ai fais une journée sans vélo, longue balade en ville à Мукачеье, avec entre autre la visite d’un château qui ne casse pas la baraque. Puis après midi piscine, histoire de faire quand même un peu de sport pendant ces vacances. Journée détente. 

Ce matin j’ai pris la route tout à mon aise, bien décidé à profiter de mes derniers km ukrainiens. La route quoi qu’assez fréquentée est agréable et serpente entre quelques lacs. 

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Dans les villages, quelques pêcheurs vendent leurs produits fumés sur le bord de la route… J’hésite à me laisser tenter mais compte tenu de la poussière que ramassent ces pauvres poissons en raison du trafic, je m’abstiens.

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Un peu plus moins je croise le comité local de lutte contre les ptérodactyles en pleine action.

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La région est aussi une région agricole, un peu d’élevage surtout des vaches laitières. Si chaque vache a un propriétaire, le troupeau est pris en charge collectivement, chaque jours quelques personnes, souvent des vieux ou des adolescents emmènent les bêtes en pâture et les ramènent au village dans l’aprés-midi. C’est une belle foire que de voir se troupeau sur la route au milieu du trafic. Chaque bête rentre plus ou moins spontanément chez elle. Il y a aussi pas mal e cultures maraîchères et horticoles et par ci par là des petits marchés où chacun vient vendre sa production, à moins qu’il ne le fasse devant sa porte.

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 Demain après environ 25 bornes je devrais retourner en Roumanie… Enfin une langue que je vais comprendre et un alphabet que je vais pouvoir lire plutôt que e la déchiffrer. 

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Qu’est ce qu’on mange?

Une étape sans le moindre intérêt… Les 20 premiers km agréables jusque Ужгород. Une ville frontière, bruyante, trépidante, bordélique… Puis 50 bornes de grand route, le nez dans le guidon, l’œil dans le rétroviseur… J’ai vu mieux mais ça roule vite.

Alors pour avoir quelques chose a raconter je vais vous parler du contenu de mes assiettes..

D’abord, il y a le bortch, véritable institution locale… Un bouillon légèrement aigre à la betterave rouge avec quelques patates et parfois un morceau de viande, souvent épicé à l’aneth. Le midi avec un bout de pain ça fait souvent mon repas. J’adore!

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Ensuite le bogratch, un bouillon épicé de paprika et d’herbes fraîches, quelques patates et l’un ou l’autre morceau de viande. Ça aussi la midi c’est parfait. Il faudra que je le mette en quête d’une recette, c’est vraiment bon.

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Il y a aussi dans les montagnes un fromage fumé présenté sous forme de nœud. Parfait avec la bière et pour l’apéro. Je suis vraiment très fan! J’en abuse!

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En matière de plat consistant, mon meilleur souvenir c’est celui de mon premier repas ukrainien quelques morceaux de cervelle de porc farinés revenus dans du beurre… Avec un peu d’ail frais et de persil. Waw! Un délice. Ceux qui me connaissent bien auront deviné, après un ou deux essais, la recette sera au point et régulièrement mise en pratique à la maison.

Sinon, nombreuses variétés de saucisses plus ou moins fumées et épicées (souvent de cumin), un boudin noir à se damner et de nombreuses grillades. Pour ceux qui aiment du foie aux oignons.

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En accompagnement, des patates rissolées avec quelques lardons, des oignons et des herbes fraîches.

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Parfois sous forme de galettes.

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Mon allergie aux champignons m’a malheureusement contraint à ne pas risquer d’en manger, pourtant on en trouve en abondance dans les menus, des pieds bleus, des bolets, des cèpes et d’autres… Souvent d’ailleurs on en vend sur le des routes séchés ou non. Résister n’est parfois pas facile mais je préfère ne pas prendre de risques.

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Dans les verres, autan vous dire qu’en matière de vins je n’ai rien trouvé qui vaille le voyage. J’en reste à la bière, de bonnes vieilles pils qui tiennent la route.

Puis il y a aussi la vodka, véritable boisson nationale, si elle est parfois un simple tord boyaux, elle peut s’avérer parfumée et fort intéressante, en particulier quand elle contient du miel ou quelques pommes.

Pour conclure, j’ai été assez séduit par la cuisine locale, ce n’est pas de la grande cuisine raffinée, c’est une cuisine « paysanne » goûteuse et assez variée, j’y ai trouvé mon bonheur. Pour ceux qui seraient moins téméraires que moi on trouve partout ou presque des très internationales pizzas qui ne sont pas mauvaise, mais ce n’est pas ma tasse de thé, en voyage je préfère les recettes de grand-mère! Dont entre autre ces « ravioli », dont j’ai oublié le nom local, qui sont généralement farcis de patates de choux et de viande. Servi souvent bouilli, je les préfère revenus au beurre… En Pologne ça s’appelle des pirogens et a la maison c’est souvent notre repas du dimanche soir.

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Ce message issu de l’agriculture biologique à été rédigé avec des électrons recyclés. Il est en conséquence possible que des fautes d’orthographe s’y soient malencontreusement glissées.

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Je pars comme un bleu, sans manger…

Ce matin, je me suis levé tôt, la route risque d’être dure, surtout sur les premiers km. Je quitte donc de bonne heure l’immeuble de Ivan. Il tente de me convaincre qu’en Ukraine le casque n’est pas indispensable, je passe pour un fou de vouloir le mettre quand même!
L’immeuble dans lequel j’ai dormi.
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Le premier col de la journée fait partie de l’infernale liste des 1000 sommets du BIG (brevet international du grimpeur) la garantie que je vais en baver dans la montée. Je n’ai presque rien mangé hier soir et, comme un bleu, je pars sans même avoir pris le temps de vraiment déjeuner. Dès le sortie de la ville la route s’élève et je paie rapidement mon erreur, la fringale menace. Je la gère à l’expérience, je roule très lentement sur mes petits développements espérant trouver assez vite de quoi manger un peu. Je tiens le coup avec de l’eau claire et dans le ventre les vodkas de la vieille et une bonne tasse de thé.
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C’est seulement au 20ème km après presque 2 heures de montée que je trouve de quoi manger sérieusement. Effectivement la pente est assez raide, mais surtout le sommet n’en fini pas de se faire attendre, chaque fois que je pense y être, ce redescend un peu pour remonter de plus belle. J’en bave, mais les paysages sont tellement beaux que je suis tout à mon bonheur de rouler sur cette route où les véhicules à moteur sont très rares.
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Après le sommet, enfin la descente, prudente, pleine de nids de ptérodactyles… Je slalome entre les trous. S’en suit un très long faut plat descendant de presque 60km. Je traverse de nombreux petits villages et m’arrête pour quelques photos, en particulier près que quelques églises en bois fort anciennes… Un peu de tourisme.
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Je longe une voie de chemin de fer que je traverse quelques fois, ici il y a encore des gardes barrières qui actionnent les signaux, en général se sont des femmes et leurs abris sont joliment décorés et fleuris.
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Ce soir je loge à Perechyn et je trouve avec joie un hôtel, une douche chaude et une vraie toilette… Le grand luxe!
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Où il s’avère que hisser Grimp´tout au quatrième étage est le pire des cols de la journée… Étape d’hier

Je suis parti de l’hôtel ce matin sans me presser, la météo annonçait une amélioration au fil des heures autan ne pas se dépêcher, d’autan plus qu’à 8h du matin il pleut. Vers 10h, non seulement il fait sec mais le soleil apparaît, je prends la route pour une étape de montagne qui s’annonce magnifique. Les Carpates à l’horizon m’appellent.
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Les cartes routables gratuites que j’ai installées sur mon GPS ont parfois une notion assez étrange de ce qu’elles qualifient de routes, parfois ce sont tout au plus que de larges sentiers, mais Grimp´tout passe.
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Après environ 20 bornes d’échauffement j’attaque le premier col de la journée, la route n’est pas mauvaise dans son ensemble, du bitume presque lisse par endroits, les pourcentages sont raisonnables et la dénivelée aussi. J’atteins le sommet tout en douceur sans forcer, presque surpris d’y être déjà.
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Je roule sur des routes où les touristes, à fortiori, les cyclotouristes doivent être fort rares, les enfants rient à mon passage, les adolescents font des photos avec leurs téléphones, les adultes s’étonnent et tentent parfois de me parler. J’ai vraiment du mal à communiquer avec les gens, je ne comprends vraiment rien à cette langue, à part parfois quelques mots qui ressemblent au roumain, en particulier dans l’alimentation. Alors les gestes et quelques dessins permettent parfois d’échanger quelques idées, mais ça ne va jamais très loin.
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Après un second col magnifique sur une piste pas trop roulante, je redescends vers Турка où j’espère trouver à loger. Je tente de me renseigner, il semble qu’il n’y ait pas le moindre hôtel dans le coin. Alors que je m’arrête pour faire quelques courses afin de préparer un bivouac, je rencontre des touristes polonais marcheurs qui parlent quelques mots d’anglais, ils sont accompagnés d’un habitant de la ville, Ivan, qui parle quelques mots de polonais. Ça ne va pas être simple mais la communication va être possible. Ivan possède une appartement vide et me propose d’y loger. J’accepte. L’appartement se trouve au quatrième étage mais il est hors de question pour le propriétaire, que même solidement attaché Grimp´tout passe la nuit en bas. Je ne parviens pas à lui faire comprendre que l’on peut monter les bagages puis monter le vélo. Nous hissons donc à deux dans l’escalier le vélo avec tout son fourbi, ce n’est pas l’ascension la moins rude de la journée. Grimp´tout dormira donc dans la cuisine de l’appartement et moi dans un divan à côté de lui. Je me lave dans un sceau d’eau froide que Ivan a été chercher au rez de chaussée. Il tente de m’expliquer, et je crois comprendre que je dois bien fermer la porte la nuit, les voisins sont des gitans… Rien ne change sous le soleil!
Je lui montre quelques photos de ma journée et il est très fier de m’expliquer qu’il a passé sa vie professionnelle à creuser et faire fonctionner des puits de pétrole, il y en a effectivement quelques uns disséminés dans la région quoi que je n’en ai vu aucun qui soit en activité.
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Je n’ai pas trop le courage de me mettre à préparer un vrai repas, je grignote un peu de fromage et une banane, Ivan m’abreuve copieusement de bières d’abord, de vodka ensuite. Je fini par m’endormir comme une masse….
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Grimp´tout a été malade, je l’ai soigné à la vodka

Je tente de poster les photos à part ce soir, le wifi rame.

Après une seconde journée de tourisme à Lviv hier, avec un peu moins de pluie, j’ai repris la route par un temps sec ce matin. Après 2 journées sans vélo je devais être en forme pour une longue étape. Dès le départ, Grimp´tout me donne quelques inquiétudes, la chaîne saute. Ma première hypothèse est que quelqu’un y a chipoté et que le dérailleur est un peu déréglé. Moi qui ne suis pas un champion de mécanique je me mets à essayer de régler mes vitesses. Je n’arrive qu’à faire pire. Ça roule bien mais régulièrement la chaîne saute, c’est assez désagréable mais surtout ça ne présage rien de bon, demain je serai de retour dans les Carpates et là j’aurai besoin de toutes mes vitesses qui fonctionnent bien. À la sortie de la ville je m’arrête devant la boutique d’un marchand de vélos et lui demande de lubrifier un peu ma chaîne, ça ne peut pas faire de tort, je reprends la route, pas mieux. Ça ne m’empêche pas de profiter des paysages et des villages traversés et même de faire quelques détours par quelques pistes.

Après environs 60 bornes et à peu près le même nombre d’arrêts pour tentative de réglage, j’en suis à penser que le problème n’est pas là. Mon moral n’est pas au top, je commence à douter. Si les moments de doutes font toujours partie du voyage à vélo, douter sur la mécanique me rend plutôt dingue. Je m’arrête devant une épicerie de village pour tenter une dernière fois d’examiner le problème. Je me rends compte que la chaîne saute aussi quand je fais tourner les pédales à l’envers, c’est étrange. Je me rends aussi compte que c’est chaque fois au passage des mêmes maillons dans les galets de dérailleur que le problème se pose. Cela viendrait-il de la chaîne? J’examine celle-ci en détail pour me rendre compte qu’elle comporte un bon gros « point dur » certains maillons ne tournent plus bien les uns vis à vis des autres. Problème localisé, reste à trouver la solution. Avec les pistes des derniers jours et la poussière ramassée la chaîne est fort sale, dans un premier temps il faudrait la nettoyer, l’idéal serait un bon dégraissant en abondance pour enlever la crasse, puis une bonne lubrification. Bien sur dans l’épicerie, rien qui convienne. J’achète une bouteille de la vodka la moins chère, ce n’est pas vraiment le meilleur dégraissant mais c’est tout ce que j’ai sous la main là où je suis. J’entreprends donc le nettoyage de la chaîne à la Vodka avec un vieux chiffon. Je repère les points durs et je leur accorde une attention particulière. Après un bon nettoyage, ma chaîne est belle et grise, presque comme neuve, il s’agit maintenant de la graisser, bien sur dans l’épicerie pas de produit prévu à cet effet, l’épicière m’offre quelques cc d’huile de tournesol, ça fera l’affaire. Je graisse abondamment puis laisse un peu reposer le tout, j’essuie le surplus de graisse et je reprends la route non sans avoir vidé le fond de la bouteille dans mon gosier. Miracle, Grimp´tout est guéri, la vodka a fait son œuvre efficacement. Et c’est avec des jambes presque neuves que le moral revenu je termine l’étape.

Ce soir je loge à Дрогобиу après 97 bons km. Demain je serai à nouveau dans les Carpates.

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Journée pluvieuse, soirée Enchantée

Une journée sans vélo sous la pluie à me balader à mon aise au hasard des rues de Lviv. La ville est vraiment belle mais manque cruellement de soleil aujourd’hui. J’en profite néanmoins beaucoup.

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Mon guide dit que les spectacles musicaux sont rares en été, en particulier à l’opéra, mais ce matin j’ai quand même poussée la porte de ce très bel édifice pour tenter ma chance. Il y a un spectacle ce soir, il reste des places, mais impossible de comprendre le titre ukrainien. Tant pis je prends une place, ce sera une surprise. En passant par l’hôtel je vais voir sur le site de l’opéra ce que j’ai acheté comme billet. C’est la « première » de la « Flûte Enchantée » de Mozart. Quelle chance! Le spectacle commence à 18h je suis dans la salle un peu à l’avance, rien que le bâtiment vaut déjà le détour. Splendide!
Dès les premières mesures de l’ouverture, c’est magnifique, un danseur seul sur scène pour un début prometteur. Tamino entre en scène, tout de suite un peu décevant, sa voix ne porte pas, il se laisse couvrir par l’orchestre… Ce sera le seul point faible du spectacle à mon sens. Les décors sont féeriques, la mise en scène drôle et vivante mêlant parfois un ballet à quelques scènes, en particulier les 4 éléments représentés par des danses magnifiques. Papageno est drôle comme il le faut, bon vivant joyeux. La Reine de la Nuit à couper le souffle. Monostatos n’est pas assez noir, mais c’est pour moi Zarastro qui emporte la palme. Le Grand Prêtre est chaleureux, souriant, bienveillant, sa voix de basse fabuleuse… Je passe une soirée magnifique, 3h de pur bonheur musical. Des soirées comme ça j’en veux bien plus souvent.

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Demain, la météo ne prévoit guère mieux, je pense que je vais rester en ville pour encore un peu de tourisme. Je reprendrai la route lundi pour retourner doucement vers les montagnes.
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