ukraine

La journée avait pourtant bien commencé par un bon petit déjeuner dans le café de l’hôtel. Pour une raison que je ne m’explique pas, les cafés issus de machines à expresso sont ici qualifiés « american », quoi qu’il en soit, ils sont rarement bons et je me rabats sur le thé.

Après un dernier petit tour en ville je prends la route plein d’entrain, mais je déchante vite. La route sur laquelle je me trouve est une route à relativement grand trafic, beaucoup de voitures, mais aussi beaucoup de camions pas toujours modernes et de vieux bus. En plus l’itinéraire est loin d’être plat, ça monte ça descend, ça monte ça descend. Je n’avance pas vite, je peine à trouver le rythme qui va bien, je ne me sens pas trop en sécurité et qui plus est j’en prends plein des poumons lorsque les vieux moteurs diesels me dépassent lâchant leur lot de fumées noires. Je pense à abandonner, je maudis Grimp´tout, je maudis mes idées folles de vouloir venir faire du tourisme ici, qui plus est à vélo. Je pense à prendre la train à aller me reposer dans une ville, faire le vrai touriste… Enfin, je n’en suis pas à mon premier voyage à vélo et l’expérience prend le dessus, je me force, je sais qu’il faut continuer, que ça va passer et que la chose que je risquerais de regretter le plus c’est l’abandon. En arrivant à Капуш, j’en suis au 30eme km pour environ 300m de dénivelée et environ 300 bouffées de gasoils puants. Je suis à deux doigts de me disputer avec Grimp´tout. Je me force, j’avance encore.

Heureusement, je quitte cette route infernale, les dénivelés se calment, ça roule mieux. Le moral remonte un peu mais l’orage menace. Non! Pas ça, pas aujourd’hui, pas maintenant… Je plonge le nez dans le guidon, je pousse sur les pédales, je ne veux plus rien savoir, juste avancer. Heureusement ça se calme assez vite, la circulation qui m’entoure devient faible. Le moral revient, le plaisir de pédaler aussi. J’avance même bien sur des routes pleines de trous, à moins que ce ne soient des pistes avec un peu de bitume? Le plaisir du voyage revient, ouf, la crise est passée.

La photo suivante représente un nid de ptérodactyle, c’est un peu comme un nid de poule mais en bien plus grand. À noter qu’un espèce de ptérodactyle semble avoir depuis quelques années décidé de nicher sur les autoroutes wallonnes, je ne suis pas trop dépaysé.

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En m’arrêtant dans quelques magasins pour, entre autre y faire le plein bidons, je constate que face à la pénurie de petite monnaie, les méthodes sont les mêmes qu’en Roumanie, les bonbons et chewing gum font office de centimes…

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Finalement j’arrive à l’étape à Жидачів sous le soleil avant un second orage. La ville n’a vraiment rien pour elle, mais j’ai trouvé un petit hôtel pour me mettre au sec.

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Quelques monuments de l’époque « rouge » sont restés, en particuliers les monuments aux morts de la seconde guerre mondiale et parfois ceux à la gloire du sport, un des seul loisir qui était reconnu à l’époque.

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Un étape pas facile…

En passant

3 thoughts on “Un étape pas facile…

  1. Gilon dit :

    C’est un peu facile de mettre la faute sur Grimp’tout… Il n’a pas demandé d’aller en Ukraine, lui… Avec tout ce que tu lui as déjà fait subir, c’est tout de même ton meilleur compagnon, non ?

  2. hertje dit :

    Reste plus qu’à te procurer un œuf de ptérodactyle à l’épicerie locale. Ca te fera le petit-déj’, le déjeuner, le quatre heures, le dîner et le minuit aussi (air connu). Bon, évidemment, faut le faire entrer dans le sac à dos…

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