roumanie

Au pays des citadelles saxonnes

Pour la dernière étape j’ai pris la route tout a mon aise, pas envie de me presser. L’itinéraire emprunte pour commencer la même grand route que la veille, pas des plus agréables, mais je sais que la suite devrait être meilleure et effectivement assez rapidement je quitte cette chaussée pour une route, certes en moins bon état, mais surtout nettement moins fréquentée. Image
Les paysages sont agréables et je passe par de jolis villages. Au XIII S le Roi de Hongrie qui régnait sur la région à faire venir de nombreuses populations d’Allemagne dans l’espoir de se protéger des invasions turques. Cette colonisation imposée a profondément influencé l’architecture locale à long terme. Les maisons sont joliments décorées de nombreux dessins qui sont le plus souvent soit en rapport avec la religion, soit en rapport avec la culture de la vigne et le vin. Souvent le nom du premier propriétaire est gravé sur le fronton, généralement il est a consonance germanique. À noter que l’on ne parle plus beaucoup allemand dans la région, à la chute du rideau de fer, les populations germanophones de Roumanie ont été invitées à migrer vers l’Allemagne, beaucoup l’on fait. On les retrouve parfois, touristes, à la recherche de leur passé. Image
On retrouve ici presque partout des toits en tuiles traditionnelles, nettement plus jolis et probablement aussi meilleurs isolants que les tôles ondulées qui dominent dans d’autres régions. Image
Mais c’est surtout dans la citadelles dites saxonnes que l’influence germanique est la plus palpable. Pour se défendre les populations ont construit, dans toute la Transylvanie, des églises entourées de fortifications dans lesquelles elles se réfugiaient en cas de besoin, chaque famille ayant pris soin de stocker ses propres provisions dans le cellier. Bien que devenue citadine, la citadelle de Mediaș, où je passe la nuit, est assez sympathique. Toutes les inscriptions religieuses dans l’église sont en allemand, l’orgue est magnifique. Mais ça manque un peu d’explication pour que l’on puisse de faire une véritable idée du fonctionnement du système. Pour avoir pris, lors du précédent voyage, le temps de visiter de nombreuses citadelles, je ne peut que vous dire que ça en vaut vraiment le coup. La région est intéressante et magnifique. Image
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Hier, j’ai pris le train pour me rendre à București où demain je ferai quelques courses avant de rentrer dimanche…
Juste pour le que je le trouvais beau ce vieux train, mais n’aller pas croire que toutes les voitures sont dans cet état. Image
Mais ce que j’aime surtout dans les vieux trains roumains c’est qu’à chaque arrêt, ou presque, un préposé armé d’un lourd marteau vient vérifier chaque frein et le cas échéant y frappe un coup pour le débloquer…
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roumanie

Pas la plus belle…

Pas la plus belle ni la plus intéressante des étapes. Je suis à 60 km de la gare ou je prendrai le train pour rentrer à Bucuresti et prendre mon avion… J’espère un peu mieux demain pour la dernière.

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Quand je vous dis quand les gens sont riches ici, c’est jusqu’à l’indécence…

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2 belles étapes roumaines….

Je suis parti hier de Satu Mare pour une étape très peu dénivelée. J’ai donc roulé assez vite. Les paysages changent au fur et à mesure que j’avance, au début je suis dans une grande plaine agricole puis ça se vallonne. La constante reste je mécanisation agricole très 70’s voire même 60’s

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L’étape a été fort agréable jusqu’à une dizaine de km de mon objectif. Grimp´tout a commencé subitement à avoir un comportement un peu instable, j’ai vite compris ce qui se passait en moins de 20 mètres je roulais sur ma jante. Les routes roumaines ont eu raison de mes pneus renforcés au kevlar. Inouïs!

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J’ai dormi à Zalau, une ville à la sympathique architecture communiste… Rien grand chose à en dire.

Ce matin je suis parti d’assez bonne heure, le relief de l’étape ne sera pas comparable à celui d’hier. Dés le premier km ça grimpe pour atteindre un petit col vers le 8eme. À la sortie du petit déjeuner ça brûle dans les cuisses! Mais les paysages sont magnifiques. La ville vue d’en haut, notez les belles cheminées

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Je fais quelques arrêts pour visiter de l’extérieur de magnifiques églises en bois des XVII et XVIII siècles.

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Je fais une très belle rencontre qui se laisse tirer le portrait sans bouger.

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Je suis maintenant dans une des régions que je préfère en Roumanie pour son vallonnement doux et très érodé… Un paysage très reposant sauf peut être à vélo.

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J’ai meme l’occasion d’un arrêt imposé par une seconde crevaison, décidément, c’est seulement la troisieme de la vie de grimp´tout.

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Ce soir je suis à Cluj Napoca, une très jolie ville et à moins que je ne décide demain matin de faire un peu de tourisme, il me reste deux belles étapes au travers de la Transylvanie puis je prendrai le train pour rejoindre Bucuresti et mon vol vers la maison

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ukraine

Le vrai ou faux de l’Ukraine vue d’un vélo.

L’Ukraine est un beau pays. VRAI. Sauf peut être certaines villes qui n’ont vraiment rien pour elles, suite certainement aux passages des Soviets, les paysages sont magnifiques, les villages aussi.

En Ukraine on roule a droite. VRAI et FAUX. Légalement c’est vrai mais pratiquement souvent on roule du côté de la route où il y a le moins de trous.

En Ukraine à part des prostituées ils n’y a rien. Deux fois FAUX. En trois semaine de voyage, une seule proposition, pas plus. S’il y a probablement beaucoup de prostitution à Kiev ce n’est vraiment pas le cas ailleurs, en tout cas je n’ai rien vu.

Les ukrainiens ne parlent généralement pas anglais, encore moins français. VRAI. C’est vraiment difficile de communiquer avec les gens qui comme seconde langue n’ont souvent que le russe.

Les ukrainiens sont accueillants. VRAI. Les gens sont vraiment gentils et seraient prêts à beaucoup pour rendre le voyage agréable. En particulier dans mon cas pour mettre grimp’tout en sécurité.

En Ukraine on mange mal. FAUX. Comme je l’ai écrit précédemment la cuisine ukrainienne n’est pas de la grande gastronomie, mais elle est goûteuse et variée. J’ai apprécié.

En Ukraine on boit beaucoup. VRAI. Entre la bière et la vodka, a part sur le vélo je n’ai pas bu beaucoup d’eau. Et à moins d’un euro le demi (le vrai pas le demi français) ou la vodka… Pourquoi se priver?

Les ukrainiens conduisent comme des fous et les routes sont dangereuses.VRAI et FAUX. Les grand routes sont effectivement assez dangereuses, pas toujours en bon état. Et les ukrainiens ont une tendance à dépasser un peu n’importe où. Ceci dit rare sont les véhicules qui ne m’ont pas respecté fort prudemment, je ne me suis pas souvent senti en danger. Les petites routes sont assez sûres, vu leur état il est impossibles aux voitures d’aller vite, ça limite les dangers.

Souvent on te demandera si tu cherche une femme. FAUX, c’est probablement un cliché de plus mais jamais on ne m’a demandé si j’étais en quête d’une épouse.

L’Ukraine est un pays pauvre. VRAI. Les gens ne sont pas riches ou alors quand ils le sont c’est jusqu’à l’indécence. A l’entrée de certaines villes j’ai traversé des quartiers, entre autre peuplés de Roms, dans lesquels je n’étais vraiment pas à l’aise, conscient que la valeur mes chaussures seules était probablement supérieure à ce dont disposent mensuellement certaines familles pour vivre.

En Ukraine, la police est désagréable et en permanence en quête de corruption. VRAI ou FAUX. La police des routes est assez présente et arrête les voitures, donc c’est peut être vrai mais jamais on n’a cherché à m’ennuyer… Peut être un avantage d’être à vélo?

En Ukraine les filles sont jolies et coquettes. VRAI. Comme dans la plupart des pays de l’est, je suis convaincu que des années de "communisme" pendant lesquelles la coquetterie a été interdite ont poussé les mères de la génération actuelle à éduquer leurs filles à être ultra coquettes.

En Ukraine les infrastructures touristiques sont rares et peu développées. VRAI. Pas grand chose n’est fait pour les touristes qui sont d’ailleurs assez rare. Les hôtels et pensions ne sont pas nombreux et parfois dans des états de délabrement avancé. Ceci dit on trouve quand même presque partout à loger très décemment pour des prix très abordables. Rares sont les menus de restaurant unilingue, mais souvent la traduction anglaise est plutôt folklorique issue de Google traduction.

Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas je compléterai.

Ce message issu de l’agriculture biologique à été rédigé avec des électrons recyclés. Il est en conséquence possible que des fautes d’orthographe s’y soient malencontreusement glissées.

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roumanie, ukraine

Un passage de frontière compliqué

Je suis parti ce matin sans me presser, j’ai prévu une étape d’environ 60 bornes jusque Satu Mare en Roumanie. Le relief étant particulièrement plat ça devrait aller vite.
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Les 25 premiers km en Ukraine sont avalés sans se presser en à peine plus d’une heure, une vitesse moyenne rare avec les bagages. Je profite des derniers villages ukrainiens pour dépenser les quelques monnaies locales qui me restent, il fait chaud, j’achète surtout de l’eau.
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Pour le passage de la frontière, je sais que certains postes de douane sont exclusivement réservés aux citoyens dans pays limitrophes, j’ai donc un très léger doute sur la possibilité de passer la frontière, mais la présence de camions, russes, roumains, serbes, me rassure. En arrivant au poste de douane, après avoir d’ailleurs dépassé une file d’au moins 1km de camions à l’arrêt, 3 militaires me plongent littéralement dessus. STOP! Bien sur c’était mon intention, je sors mon passeport, mais le problème ne semble pas être là. On m’explique dans un mélange digne de la Tour de Babel que cette douane est interdite aux vélos… Non je rêve, celle-là on ne me l’avait pas encore faite. Je tente dans un premier temps une négociation, et si je ne vais pas à vélo mais à pied? Non pas possible non plus, le douanier tente de m’expliquer que je dois passer par un autre poste de douane et par la Hongrie. Un gros détour, puis la Hongrie et moi on est pas trop copain (pas que des bons souvenirs). Non je ne passerai pas par là. Voilà que de nombreux cyclistes arrivent, ils passent sans problèmes, j’essaye de comprendre, on me répond que ce sont des locaux et qu’eux peuvent. Moi ça fait déjà une demi heure que je poireaute là… Je commence à me demander si ce que les militaires veulent ce n’est pas un peu de pognon, discrètement j’en propose en prenant bien soin de ne pas être dans le champs de la caméra de surveillance. Je n’ai de toute façon pas beaucoup de liquide sur moi, mais 10 euros en Ukraine c’est beaucoup. L’offre est refusée poliment, c’est interdit de passer à vélo point barre, et le corruption n’y changera rien. Finalement un des militaires me dit que je n’ai qu’à attendre une voiture et qu’il demandera au chauffeur de m’emmener. Moi j’ai comme un doute. Une première voiture arrive et effectivement le militaire essaye de m’imposer. Le chauffeur refuse, ses amortisseurs sont morts il ne peut pas prendre de charge dans son coffre et mon vélo est trop lourd, celle là non plus on ne me l’avait pas encore faite. J’attends encore. Une seconde voiture arrive, le douanier ouvre le coffre et commence à le ranger puis me dit de mettre mon vélo dedans, le chauffeur n’a pas l’air enchanté mais il n’a pas le choix, c’est ça où il ne passe pas non plus! Je monte dans la voiture… Au contrôle des passeports un peu plus loin, si celui de mon chauffeur passe sans problème, le mien sème le doute. Mes cheveux et ma barbe sont un peu plus longs que sur la photo, 3 semaine de voyage à vélo ça n’aide pas. 10 minutes d’observation intensive puis encore 10 minutes à scruter mon document à la loupe. Ouf finalement je reçois mon cachet, je peux sortir d’Ukraine. Reste à rentrer en Roumanie. Là tout est beaucoup plus simple, 5 secondes à regarder mon passeport, on me demande si j’ai des armes, je dis non, puis ok. Drum bun (bonne route). Ouf frontière passée. Il aura quand même fallu plus d’une heure. Mon chauffeur qui a largement arrosé les douaniers au passage pour pouvoir entrer en Roumanie avec une bonne centaine de litre d’essence et des clopes en abondance refuse les euros que je lui propose en remerciement (ceux que le douanier n’avait pas voulu). Il me dépose au premier carrefour. Je tire quelques Lei au "bancomat" puis reprends la route.
Je retrouve vite le plaisir de parler roumain dans un magasin, que c’est simple de se faire comprendre et de comprendre ce qu’on me dit! La route est bonne, probablement un bitume largement subsidié par l’UE, ça roule vite. Je traverse Champignac, mais je ne croise pas ni Spirou ni le Comte, ils doivent être à Bruxelles à la petite sauterie organisée au Palais (Ciuperci = champignon en roumain). Le second nom est en hongrois, la région est bilingue.
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J’arrive à Satu Mare, je me trouve un hôtel et un wifi. Le centre ville est assez joli, quelques belles maisons.
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Tout va bien. Je vais me mettre en quête d’un ciorba de burta…
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